Lundi 14 avril 2008
Hier, ma nouvelle "Mon permis, ma liberté" a été diffusée sur la Première. Il est possible de l'écouter en podcast.
Profitez-en. Cela se passe à l'entrée d'une ville. Elle m'a été inspirée par le frère d'une collègue, un midi dans un troquet bruxellois. Bon, j'ai extrapolé et laissé courir mon imagination. Evidemment.

Extrait :

- Bougez pas, on arrive !
La voix du flic résonne dans ma tête en même temps que le claquement sec du combiné de mon correspondant.
« Bougez pas, on arrive ». Une phrase toute simple. Une phrase bateau entendue maintes fois dans des films policiers, parfois de série B. Ou dans des feuilletons du même genre.
« Bougez pas, on arrive ». Telle n’est pas mon intention. Même si je le voulais, je ne le pourrais pas. Ma voiture gît sur le toit au dehors, comme une tortue renversée sur le dos, incapable de se redresser, condamnée à mort. L’avenir du septuagénaire à mes pieds est tout aussi sombre. Je le regarde un instant, secoue la tête. Un couteau dans le cœur lui interdit définitivement de se relever. Quel gâchis ! Son épouse est assise à table, la tête renversée sur le dossier de sa chaise, devant une épaisse pièce de rosbif encore fumant. Je m’en couperais bien une tranche.

par Baudouin Massart
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Jeudi 10 avril 2008
A la nuit tombée, au sortir d'un excellent restaurant à Houlgate (L'Eden, où je vous recommande le carpaccio de Saint-Jacques sur huile de truffe), ma compagne et moi avions entrepris une petite promenade digestive. Nos pas nous avaient amené sur la digue déserte d'Houlgate. L'ambiance était "polar".


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Mardi 8 avril 2008

L'histoire se passe dans une petite ville ardennaise belge du nom de "Marche" (ou Marche-en-famenne). Mon boulot m'avait amené à assister à la présentation d'un ouvrage particulièrement intéressant : "No woman's land" (éditions du Cerisier). Il s'agit d'un roman écrit collectivement par des demandeurs d'asile dans le cadre d'ateliers d'écriture. La démarche est audacieuse, l'enjeu étant de faire écrire des personnes dans une langue qu'ils apprennent. Et en plus d'être audacieuse, la démarche est payante. L'association qui est derrière ce projet - le Miroir vagabond - n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'elle permet aussi à des demandeurs d'asile d'apprendre le français en montant des pièces de théâtre qu'ils jouent quinze jours plus tard. Bien entendu, cette association veille à s'entourer de pros pour y parvenir. Mais je m'écarte de mon sujet initial...

Après la présentation de l'ouvrage, lectures d'extraits et une séquence de slam, j'ai décidé de profiter du soleil - enfin présent - pour m'offrir un café sur une terrasse marchoise. J'ai tout d'abord testé une terrasse vide en face de l'église, au coeur de la ville.

Je me suis installé et j'ai attendu-attendu-attendu.
Mais le serveur n'est jamais venu.
Du coup, j'ai repris mon sac et, trop fier pour aller quémander un café à l'intérieur, je m'en suis allé à la recherche d'une autre terrasse. Après vingt minutes à passer dans les mêmes rues, j'étais prêt à repartir, quand un hôtel-brasserie baptisé "Le Quartier latin" (en temps ordinaire, un café portant ce nom est toujours installé à proximité d'écoles) m'a tendu un parterre de chaises et de tables. Cette fois, j'ai accepté de rentrer à l'intérieur... pour demander à ce qu'on me serve à l'extérieur. L'accueil fut chaleureux, le service rapide, le café excellent et accompagné d'un rocher au coco de taille supérieure à ceux qu'on sert d'habitude. Et j'ai pû me prélasser au soleil. Un quart d'heure, pas plus, mais j'étais bien.

Les petits plaisirs de la vie tiennent parfois à peu de choses.

par Baudouin Massart publié dans : Autres villes
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Lundi 7 avril 2008
Il est vrai que je me fais rare dans la blogosphère. Certains s'inquiètent même du silence assourdissant de mon blog. N'aurais-je plus d'aventure urbaine à raconter? En fait, j'en ai trop. Et je passe sur l'inévitable montagne de boulot qui s'amoncèle parfois dans ma boite mail. Du coup, j'hésite. Celle-là? Non, plutôt celle-ci. A moins que... Et pendant que je me perds dans mes hésitations, le temps passe. Inexorablement. Mais je n'en arrête pas d'écrire pour autant. Je suis seulement moins présent sur la toile.

Histoire de me remettre dans le bain, je vous livre mon impression de la semaine dernière, où en vacances en Normandie, sur la Côte fleurie, j'ai eu l'occasion de visiter Houlgate et Cabourg (et Honfleur, et Deauville et Trouville aussi, mais bon).
Sur la digue de Cabourg, baptisée "promenade Marcel Proust", j'ai constaté que celle-ci portait bien son nom : elle était d'un ennui mortel. Disséminés ça et là, des pannonceaux reprennent des extraits de ses ouvrages, de sa correspondance privée, du temps où il séjournait au Grand Hôtel. Le bâtiment a gardé de sa superbe. Les quartiers alentours aussi. L'architecture du début 20e siècle en jette. Y a pas à dire. Difficile de croire que quelques kilomètres plus à l'Ouest, la guerre a ravagé la côte. Mais en ce début de mois d'avril, la cité balnéaire était aussi vide que la digue, le sable de la plage aurait pu concurrencer celui du désert. Ceci dit, cela a des avantages. Au moins, on ne doit pas galérer pendant des heures pour se garer,
on peut se promener à l'aise et on ne doit pas se presser pour trouver une place au resto. Et puis, il se dégage une certaine ambiance de ces cités temporairement abandonnées : entre l'après-guerre nucléaire et "Shining".




par Baudouin Massart publié dans : Autres villes
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Mardi 25 mars 2008

Parfois il m'arrive de me lasser de mon blog. Bien sûr je pourrais continuer à bombarder la grande toile de mes billets. Mais bon... Parfois je préfère écrire des nouvelles ou plancher sur mon enième prochain de roman.
Tant qu'on a la passion d'écrire. Tiens, j'ai justement une nouvelle qui passera le dimanche 13 avril à 23h sur les ondes de La Première (RTBF).

Et puis, à part ça, je lis aussi. Beaucoup. Après avoir terminé "Les hirondelles de Kaboul" (pas les Cerfs-volants) de Yasmina Kadra qui présente cette capitale de manière cauchemardesque, en ce moment je visite New-York en compagnie de Will Eisner. Cet auteur de Comics est - selon moi - un des plus fins observateurs de l'évolution de la vie new-yorkaise. Il vient d'entamer une nouvelle trilogie baptisée très justement "New York" - le premier tome s'appelle "La Ville". Je vous recommande.

Là-dessus, je retourne à mes autres écrits.

par Baudouin Massart
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Le pas du pérégrin

Historien-journaliste à l'Agence Alter, Baudouin Massart s'intéresse à la ville depuis dix ans. Auteur de nouvelles “noires”, il glane des anecdotes de la vie urbaine au gré de ses pérégrinations et de ses rencontres. Comme on peut le constater sur la photo ci-dessous, le pas du pérégrin est flou. Ce flou volontairement artistique résulte de la vitesse de déplacement du pérégrin qui, poussé dans le dos par l'aventure qui souffle au coin de la rue, n'a d'autre choix que de presser le pas.

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Trouvaille

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