L'histoire se passe dans une petite ville ardennaise belge du nom de "Marche" (ou Marche-en-famenne). Mon boulot m'avait amené à assister à la
présentation d'un ouvrage particulièrement intéressant : "No woman's land" (éditions du Cerisier). Il s'agit d'un roman écrit collectivement par des demandeurs d'asile dans le cadre d'ateliers
d'écriture. La démarche est audacieuse, l'enjeu étant de faire écrire des personnes dans une langue qu'ils apprennent. Et en plus d'être audacieuse, la démarche est payante. L'association
qui est derrière ce projet - le Miroir vagabond - n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'elle permet aussi à des demandeurs d'asile d'apprendre le français en montant des pièces de
théâtre qu'ils jouent quinze jours plus tard. Bien entendu, cette association veille à s'entourer de pros pour y parvenir. Mais je m'écarte de mon sujet initial...
Après la présentation de l'ouvrage, lectures d'extraits et une séquence de slam, j'ai décidé de profiter du soleil - enfin présent - pour m'offrir un café sur une
terrasse marchoise. J'ai tout d'abord testé une terrasse vide en face de l'église, au coeur de la ville.
Je me suis installé et j'ai attendu-attendu-attendu.
Mais le serveur n'est jamais venu.
Du coup, j'ai repris mon sac et, trop fier pour aller quémander un café à l'intérieur, je m'en suis allé à la recherche d'une autre terrasse. Après vingt minutes à passer dans les mêmes
rues, j'étais prêt à repartir, quand un hôtel-brasserie baptisé "Le Quartier latin" (en temps ordinaire, un café portant ce nom est toujours installé à proximité d'écoles) m'a tendu un
parterre de chaises et de tables. Cette fois, j'ai accepté de rentrer à l'intérieur... pour demander à ce qu'on me serve à l'extérieur. L'accueil fut chaleureux, le service
rapide, le café excellent et accompagné d'un rocher au coco de taille supérieure à ceux qu'on sert d'habitude. Et j'ai pû me prélasser au soleil. Un quart d'heure, pas plus, mais j'étais
bien.
Les petits plaisirs de la vie tiennent parfois à peu de choses.
par Baudouin Massart
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Parfois il m'arrive de me lasser de mon blog. Bien sûr je pourrais continuer à bombarder la grande toile de mes billets. Mais
bon... Parfois je préfère écrire des nouvelles ou plancher sur mon enième prochain de roman.
Tant qu'on a la passion d'écrire. Tiens, j'ai justement une nouvelle qui passera le dimanche 13 avril à 23h sur les ondes de La Première (RTBF).
Et puis, à part ça, je lis aussi. Beaucoup. Après avoir terminé "Les hirondelles de Kaboul" (pas les Cerfs-volants) de Yasmina Kadra qui présente cette capitale de manière cauchemardesque,
en ce moment je visite New-York en compagnie de Will Eisner. Cet auteur de Comics est - selon moi - un des plus fins observateurs de l'évolution de la vie new-yorkaise. Il vient d'entamer
une nouvelle trilogie baptisée très justement "New York" - le premier tome s'appelle "La Ville". Je vous recommande.
Là-dessus, je retourne à mes autres écrits.
par Baudouin Massart
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