Aujourd'hui, je me suis rendu à Baudour, pas loin de Mons. Rendez-vous avec l'équipe d'une maison maternelle pour rédiger un cahier Labiso.
Sur la route qui mène de Bruxelles à Paris, j'ai été effaré par le nombre de camions sur la bande de droite. Pas l'habitude. Après m'être un peu perdu dans une zone partagée entre ancienne
industrialisation et nouvelle industrialisation, je suis arrivé au lieu de rendez-vous. La bâtisse est splendide. L'association qui l'occupe m'a expliqué qu'avant c'était un hôtel et avant ça la
gare de Baudour. J'ai pu voir la voie ferrée désaffectée qui rasait les murs. Jusque dans les années 80, quelques trains de marchandises y passaient encore.
En repartant, j'ai longé un canal où des péniches aux noms venus d'ailleurs voguaient plus loin. J'ai pensé à mon frère qui bosse pas loin, à Tertre. Pas le temps de le saluer
malheureusement. J'ai repensé aussi à cette BD de Gibrat, "Le Corbeau", où une bonne partie de l'action se déroule sur une péniche durant l'occupation nazie.
par Baudouin Massart
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Avec tout ce qui circule sur Internet aujourd'hui, je me demande si l'aventure est toujours au coin de la rue.
Ce matin encore, j'ai reçu un mail d'un traducteur travaillant en Irak "avec les militaires américains", dit-il Monsieur le commisaire. Il m'annonçait avoir découvert un coffre-fort plein
d'argent à Tikrit. Personnellement, je n'ai jamais été à Tikrit, mais je suis sûr que ce devait être une de ces petites villes de province où il faisait bon vivre, pour certains, il y a
longtemps.
Bref, lors d'une opération militaires à Tikrit, ce traducteur et ces soldats US se sont malencontreusement retrouvés dans la maison d'un grand homme d'affaires irakien. Le hasard a fait que dans
cette maison il y avait un coffre-fort. Le même hasard a fait qu'il devait y avoir un expert en coffre-fort parmi eux, puisqu'on m'annonce que ledit coffre contenait l'équivalent de 20 millions
de dollars. En revanche, ce que je ne comprends pas c'est qu'ils ont décidé de s'encombrer du coffre (c'est con, il suffisait de prendre l'argent) pour l'emmener ailleurs, c'est-à-dire dans un
endroit sécurisé, où il est gardé par trois soldats armés.
Ici, on quitte le film de guerre "De l'or pour les braves" (ou le plus récent "Les Rois du désert"), mais on reste avec Clint Eastwood pour passer au western-spaghetti, où après de longues
délibérations, on se partage le magot : 5 millions chacun...
Ok, j'avoue, je suis un peu vache. Un bon western-spaghetti est beaucoup plus construit que cela. Et puis, dans "De l'or pour les braves", ils se partagent aussi le magot à la fin.
Quoi qu'il en soit, le brave traducteur veut faire sortir son argent du pays. Et de nouveaux obstacles se dressent devant lui. C'est alors qu'il fait appel à moi - ou à vous, c'est selon - pour
l'aider. Vous devenez alors le héros de l'histoire. Et là, nouveau changement de style, vous pénétrez dans le monde du livre dont vous êtes le héros.
Allez bonne chance! Et que les dieux vous accompagnent dans votre quête de l'or insensée. Pauvres fous!
par Baudouin Massart
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