Jeudi 6 mars 2008
J'ai trouvé cet appel tellement original que je ne peux que le relayer.

Souriez, vous êtes filmés !


"Que pensez-vous de l'omniprésence des caméras vidéo dans l'espace public? Dans les parkings, dans le métro, devant les écoles, les banques, les supermarchés, le siège des institutions européennes, les représentations diplomatiques, au coin de ma rue et sans doute de la vôtre...
les caméras de vidéosurveillance sont partout ou presque. Faut-il accepter que leur présence se banalise ? Ces caméras ne participent-elles pas du climat d'insécurité irrationnelle qui alimente les discours politiques et le contenu de certains médias? Peut-on être jeune ou adulte si un cyclope technologique rapproche notre monde de l'utopie dramatique imaginée par Georges Orwell avec Big Brother dans "1984"?

L'asbl
"Quand les jeunes..." vous invite à rejoindre son projet : "Souriez, vous êtes filmés!" de réappropriation de l'espace public devant les caméras de vidéosurveillance. Seul, avec des amis, avec votre maison de jeunes, votre club de sport, votre classe, votre école, votre association, vous pouvez imaginer une exposition, une pièce de théâtre miniature, une installation, un happening, un barbecue ou un banquet, une danse, un mime, un exploit sportif... et tout ce qui vous plaira de réaliser (dans l'esprit de l'asbl "Quand les jeunes..." en n'oubliant pas le lien intergénérationnel et surtout en ne vous écartant pas de la loi) devant, dessous, en face de ces caméras de surveillance pour repenser ensemble leur place dans l'espace public."

http://www.souriezvousetesfilmes.be
par Baudouin Massart
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Mardi 26 février 2008

Aujourd'hui, je me suis rendu à Baudour, pas loin de Mons. Rendez-vous avec l'équipe d'une maison maternelle pour rédiger un cahier Labiso.
Sur la route qui mène de Bruxelles à Paris, j'ai été effaré par le nombre de camions sur la bande de droite. Pas l'habitude. Après m'être un peu perdu dans une zone partagée entre ancienne industrialisation et nouvelle industrialisation, je suis arrivé au lieu de rendez-vous. La bâtisse est splendide. L'association qui l'occupe m'a expliqué qu'avant c'était un hôtel et avant ça la gare de Baudour. J'ai pu voir la voie ferrée désaffectée qui rasait les murs. Jusque dans les années 80, quelques trains de marchandises y passaient encore.
En repartant, j'ai longé un canal où des péniches aux noms venus d'ailleurs voguaient plus loin.  J'ai pensé à mon frère qui bosse pas loin, à Tertre. Pas le temps de le saluer malheureusement. J'ai repensé aussi à cette BD de Gibrat, "Le Corbeau", où une bonne partie de l'action se déroule sur une péniche durant l'occupation nazie.

par Baudouin Massart publié dans : Autres villes
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Jeudi 14 février 2008
Avec tout ce qui circule sur Internet aujourd'hui, je me demande si l'aventure est toujours au coin de la rue.

Ce matin encore, j'ai reçu un mail d'un traducteur travaillant en Irak "avec les militaires américains", dit-il Monsieur le commisaire. Il m'annonçait avoir découvert un coffre-fort plein d'argent à Tikrit. Personnellement, je n'ai jamais été à Tikrit, mais je suis sûr que ce devait être une de ces petites villes de province où il faisait bon vivre, pour certains, il y a longtemps.
Bref, lors d'une opération militaires à Tikrit, ce traducteur et ces soldats US se sont malencontreusement retrouvés dans la maison d'un grand homme d'affaires irakien. Le hasard a fait que dans cette maison il y avait un coffre-fort. Le même hasard a fait qu'il devait y avoir un expert en coffre-fort parmi eux, puisqu'on m'annonce que ledit coffre contenait l'équivalent de 20 millions de dollars. En revanche, ce que je ne comprends pas c'est qu'ils ont décidé de s'encombrer du coffre (c'est con, il suffisait de prendre l'argent) pour l'emmener ailleurs, c'est-à-dire dans un endroit sécurisé, où il est gardé par trois soldats armés.
Ici, on quitte le film de guerre "De l'or pour les braves" (ou le plus récent "Les Rois du désert"), mais on reste avec Clint Eastwood pour passer au  western-spaghetti, où après de longues délibérations, on se partage le magot : 5 millions chacun...
Ok, j'avoue, je suis un peu vache. Un bon western-spaghetti est beaucoup plus construit que cela. Et puis, dans "De l'or pour les braves", ils se partagent aussi le magot à la fin.
Quoi qu'il en soit, le brave traducteur veut faire sortir son argent du pays. Et de nouveaux obstacles se dressent devant lui. C'est alors qu'il fait appel à moi - ou à vous, c'est selon - pour l'aider. Vous devenez alors le héros de l'histoire. Et là, nouveau changement de style, vous pénétrez dans le monde du livre dont vous êtes le héros.
Allez bonne chance! Et que les dieux vous accompagnent dans votre quête de l'or insensée. Pauvres fous!
par Baudouin Massart
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Vendredi 1 février 2008
Knut a disparu!
Hier, il s'était déplacé. Il avait progressé du ballast jusqu'au mur extérieur des quais. Là, il s'était assis.
Sans doute pour mieux voir arriver les rames de métro.
A se demander si cet ours en peluche est vraiment en peluche.
Et aujourd'hui, il a disparu.

Ce constat appelle plusieurs hypothèses :

- Il est retourné au zoo de Berlin ;
- Il erre quelque part dans Bruxelles ;
- Un cheminot l'a ramassé pour le jeter dans les poubelles. Ou pire, il l'a balancé dans l'incinérateur de l'entreprise ;
- Le même cheminot l'a rapporté chez lui pour ses enfants, après avoir longuement réfléchi si Knut pouvait rentrer dans la lessiveuse. D'ailleurs pour tenir ce type de raisonnement pratico-pratique, cela devait plutôt être une cheminotte ;
- Ou alors Knut a été enlevé par de vilaines gens qui souhaitent le monnayer très cher auprès du zoo de Berlin. Si c'est le cas, ces gens sont très cons, car ils auraient dû s'apercevoir que cet ours était en peluche.

Ou qu'il soit, on ne peut que souhaiter bon vent à Knut et n'y voyez aucun mauvais jeu de mots avec son éventuel passage par l'incinérateur.







par Baudouin Massart publié dans : Bruxelles
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Mardi 29 janvier 2008
Mardi matin.
Dans un métro passant à toute vitesse, j'ai eu le temps d'apercevoir l'ours en peluche évoqué dans la note précédente.
Il était replié sur lui-même.
La faim doit lui tenailler les entrailles horriblement. Cinq jours qu'il est là sans manger. Pas un cheminot du métro pour s'intéresser à son sort. Pas un quotidien! Quelle inhumanité! Seuls quelques passagers s'en inquiètent. Quand je pense qu'Internet regorge d'images de Knut au zoo de Berlin. Qu'on nous bombarde de vidéos sur youtube et dailymotion sur cet ourson polaire qui mange à sa faim tous les jours. Et sur un ours en peluche blanc qui agonise, rien!
Mais que fait la police!?
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Sur la photo ci-dessus, on peut voir, dans le coin gauche, le malheureux ours blanc replié sur lui-même. La photo est floue, c'est vrai, mais le métro roulait vraiment très vite.



par Baudouin Massart publié dans : Bruxelles
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Le pas du pérégrin

Historien-journaliste à l'Agence Alter, Baudouin Massart s'intéresse à la ville depuis dix ans. Auteur de nouvelles “noires”, il glane des anecdotes de la vie urbaine au gré de ses pérégrinations et de ses rencontres. Comme on peut le constater sur la photo ci-dessous, le pas du pérégrin est flou. Ce flou volontairement artistique résulte de la vitesse de déplacement du pérégrin qui, poussé dans le dos par l'aventure qui souffle au coin de la rue, n'a d'autre choix que de presser le pas.

Divers2008-015.jpg

Trouvaille

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