Considérée comme le pôle d'activités du futur de la Région bruxelloise, cette gare me fait toujours un peu plus penser à un aéroport. Avec ses trains grande vitesse au départ ou en provenance de Paris-Londres-Amsterdam-Cologne-et j'en passe.
Sur le sol clinquant du gigantesque hall des pas perdus, on pourrait presque y manger. Dans des coins à l'abri des courants d'air, assis sur des sièges ou des escaliers, des sans-abri se préparent à affronter une nouvelle journée.
Qu'est-ce qu'ils les fait tenir? Je me pose souvent la question.
Dans la galerie commerciale, on solde, normal, c'est janvier.
Je m'attarde devant les vitrines, comparant les prix et la marchandise sans même avoir ouvert le Courrier international de la semaine que j'ai acheté pour son dossier sur la décroissance.
Maintenant que je l'ai ouvert, je ne peux qu'approuver l'invitation faite par divers articles qui consistent à travailler moins, consommer moins pour mieux contrôler sa vie. Et ne plus consommer à outrance - surtout pendant les soldes -, au risque de s'endetter à l'excès et - qui sait! - de finir à la rue.



