Dimanche, à la brocante du Carrefour d'Auderghem, j'ai chiné, outre quelques romans et Spirous réliés, les scènes suivantes
:
1) Un vendeur d'ouvrages léopoldistes et un chineur se rendent compte que leurs parents respectifs se sont retrouvés secrétaires généraux de la Belgique sous l'occupation. Une folle
conversation s'engage.
2) Un autre vendeur assis dans sa camionnette téléphone à un pote :
- Quel brocante de merde, la prochaine fois, je vais en province!
3) Un type fait de la manche de manière agressive. Il passe de stand en stand et houspille les vendeurs en quémandant une pièce à chaque fois. Une vendeuse lui répond :
- Faudrait d'abord que je vende!
4) Un type passe son temps à caresser tous les chiens qu'il croise et à discuter avec leurs maîtres ou maîtresses.
- Avant j'avais un chien, mais c'est ma femme qui ne veut pas.
5) Un vendeur propose un métier à tisser à un chineur.
- Pour ta femme, ça va l'intéresser.
- Ouais, mais moi, j'ai une femme spéciale : elle aime pas coudre et elle aime pas tricoter.
Quel crétin, comme si c'était inné.

